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Dimanche 25 octobre, j’ai eu l’honneur de pouvoir raconter “l’histoire de l’écriture clandestine* de Gao Xingjian, Prix Nobel de Littérature 2000, à l’époque de la Révolution Culturelle en Chine et de lire un de mes poèmes, intitulé Dans les plis, inspiré par cette histoire, pour le projet #badtimestory de Romina De Novellis et Domus Artist Residency, que je remercie infiniment.
Pendant ce temps de couvre-feu pandémique, à 21h30, j’étais “dehors”, projetée sur un mur de la rue de Seine à Paris, à parler dans le l’air et en même temps visible en live streaming sur Facebook.
Cette présence par la procuration d’une vidéo, dans une ville deserte et désertifiée des humains, ça me paraît avoir le goût tenace d’un acte de résistance. Il se tient à l’espoir et ne renonce à oeuvrer, dans une simplicité, pour continuer à exister. Bravo à Romina pour son engagement dans ces temps si rudes…

* Ce texte, que j’ai écrit, est tiré de ma thèse de doctorat La performativité dans l’oeuvre et la pratique artistique de Gao Xingjian. Le poème Dans les plis fait partie de mon l’installation Dans les plis (poème, papier Fabriano 1.50mx10m, encre de Chine, fusain, 2019).

 

 

©Simona Polvani 2020

Deflagrano risate

risate

deflagrano fuori

dalla finestra

Sonore sillabe gutturali rotonde rotanti

Dalla finestra fuori

irrompono seminando filamenti scie brusii

borboglii

Scardinato ormai è il regno del Silenzio Inamovibile

Talvolta nella distanza – cento metri a volo d’uccello –

accade

una parola non si infrange nell’aria

penetra allora intera di senso nel tuo orecchio – bon, enfin, putain, champagne, virus, covid

vie vie vie

Loro festeggiano – sagome s­hekerate dentro rettangoli luminosi nella notte pesta – La cacofonia della felicità riesumata

Tu ancora

segregata nell’appartamento rimani sempre

più lontana dalla (ad)domestica(ta) vita di un tempo – antropocene ridisegnato con un compasso senza centro

e incomprensibile è la gioia

strozzata dalla paura

Niente è più rassicurante nel presente

ciò che prima era sembra perduto per sempre

l’incoscienza – e il tatto l’olfatto il gusto persino la vista

Il corpo – tradito dal respiro ­–

è divenuto diffidente e         fa barriera

I piedi recalcitranti ti negano la soglia – oltre

NO EXIT

(Neppure l’estate esplosa tutta il 19 maggio)


©Simona Polvani 2020

 

1.

@SimonaPolvani2020 Vista da casa 8_04_2020

@2020 Simona Polvani – Vue du confinement, Paris, 08 avril 2020, horaire: 10:20:24.

 

Aujourd’hui c’est le jour 51 du confinement en France. J’ai lue cette chiffre dans des comptes des ami.es, car en réalité, je ne tiens pas le compte des jours qui passent. Je les sens couler, mais les compter, ça aurait signifié de donner encore plus de lourdeur à une expérience étrange, inédite, effrayante dont j’ignore la fin. Chaque jour, aurait été comme une goutte de la torture chinoise… Alors, je laisse défiler les jours, un après l’autre.
Je me suis concentrée sur ce que je pouvais faire même confinée. Je me suis faite aspirer par “le dedans” de mon deux pièces, où je pouvais respirer sans crainte, et en même temps j’ai recherché parfois discrètement, parfois avidement, tous les signes de vie humaine, animale, vegetale au delà de mes fenêtres.

Oeil rapace, oeil contemplatif.

Et par là, j’ai construit des nouveaux jours, cherchant tenacement ce qui était en mesure de me donner de la joie – ou au moins de limiter l’angoisse – et de lutter contre l’immobilité à laquelle le confinement paraît me condamner (nous condamner).

 

2.

 

 

©SimonaPolvani 2020 - Screenshot 3 video Danza confinata 23_03_2020

©2020 SimonaPolvani – Screenshot video Danza confinata, Paris, 23 mars 2020, horaire: 20:46:00

 

©SimonaPolvani 2020 - Screenshot 2 video Danza confinata 23_03_2020

©2020 SimonaPolvani – Screenshot video Danza confinata, Paris, 23 mars 2020, horaire: 20:46:00

©SimonaPolvani 2020 - Screenshot 1 video Danza confinata 23_03_2020

©2020 SimonaPolvani – Screenshot video Danza confinata, Paris, 23 mars 2020, horaire: 20:46:00

 

Je crois que le fait qu’au moment où le coronavirus a commencé à ravager notre monde, je venais à peine de terminer mon doctorat, a joué dans cette nécessité de chercher, même enfermée, de ne pas “perdre mon corps”. Car je sortais juste d’une longue période d’un different type de confinement et d’immobilité.
J’ai commencé d’abord à marcher dans mon appartement, à faire milles, deux milles, trois milles, jusqu’à sept milles pas, une fois.
Ensuite, j’ai retrouvé la danse que dans la dernière année et demi j’avais presque perdue. J’ai ainsi scandé ces nouveaux jours par des petits rituels de temps dansé grâce aux magnifiques enseignant.e.s, maîtresses et maîtres qui ont converti les ateliers en séance à distance: Antonella De Sarno, et sa danse sensible, Lorna Lawrie, Carey Jeffries, Atsushi Takenouchi avec leurs différentes approches du butō. J’ai commencé à pratiquer du pilates avec la grandiose Caroline Berger (biopilates).
Le dimanche après midi, depuis deux semaines, je voyage idéalement (et pourtant quel bonheur inattendu…) de chez moi à Paris en direction de New York pour participer aux séances de yoga Vinyasa et de méditation animées par Barbara Verrochi et Kristin Leigh auprès de The Shala Yoga House.

Ces séances, de danse, yoga, pilates, se sont toutes transformées dans un formidable moment de vie. Chaque visage des différent.e.s participant.e.s depuis plusieurs pays est ainsi devenu comme une fenêtre ouverte sur le monde. Ce monde, qui m’a semblé de plus en plus insaisissable et menaçant à l’extérieur, a trouvé son miroir rassurant, plein d’espoir, dans ces visages et la portion d’intime – celui de nos maisons et des pratiques somatiques et spirituelles qu’on partage. La “zoomisation” n’a pas signifié une “zombisation”.
L’écran, les live streams, les visioconférences, ne sont non plus pour moi q’un simple moyen de communication. Ils bâtissent, ils sont un véritable espace commun. Il ont fait/ créé “des communautés”.

 

3. 

Parmi les rituels – les passions – que je venais à peine de reprendre avant que le covid-19 nous enfermait, il y avait le théâtre, au sens d’aller voir des spectacles, pas juste de l’étudier. [Les derniers mois de rédaction de la thèse avaient affecté aussi la fréquentations des ces lieux magiques, à la fois réels et utopiques, hélas !]

Une fois confinée, bien qu’abonnée à plusieurs newsletters, peut-être parce que j’étais déjà “au jeune” , je ne me suis pas trop intéressée aux différentes initiatives organisées par les théâtres qui, tout à coup, se trouvaient privés de leurs saisons.
Mais hier matin, pour des recherches liées à un article que je suis en train d’écrire, je me suis rendue sur le site de La Colline – Théâtre National (auquel d’ailleurs, j’ai été abonnée dans les deux dernières saisons).
Mon attention a été attirée par Au creux de l’oreille, que ce théâtre a lancé expressément pour ce confinement, réunissant 200 artistes amis de La Colline, qui offrent au téléphone des lectures de poésie, de théâtre, de littérature, de musique, “pour quelques minutes ou plus”… Il s’agit d’une initiative gratuite et ses artistes se sont tous portés benevoles.
Je me suis inscrite, animée par une certaine curiosité de “retrouver du théâtre”, ou une de ses textures, grâce à la présence de ces êtres mystérieux et fascinants qui sont pour moi les artistes de la scène. J’avoue que je ne m’étais pas plongée sur la longue liste des noms des artistes impliqué.e.s dans ce projet. Ce qui m’intéressais étant le plaisir de pouvoir faire cette nouvelle expérience, d’un théâtre qui vient chez moi, d’un théâtre qui ne se voit pas. Et qui est pourtant vivant, par une présence d’un corps-voix, d’un être voix: c’est ce que je pouvais imaginer.

Mon appel était prévu dans le créneau de 16h à 17h.
À 16h pile mon portable a sonné. Quand j’ai décroché, une voix douce m’a dit bonjour et demandé si j’étais Simona. Elle a ajouté qu’elle appelait pour le théâtre de la Colline. Ensuite, elle s’est présentée: “Je suis JANE BIRKIN“.
Une vague d’émotion m’a saisie. J’ai même pensé, que comme il s’agissait du théâtre, peut-être que non, que la personne qui était en train de me parler, n’était pas JANE BIRKIN, mais qu’il devait avoir eu une pièce (que j’ignorais!) où un personnage était Jane Birkin, et que là, on était en train de me proposer une partie de cette pièce (le cerveau face à l’extraordinaire trouve toutes les raisons pour rendre la réalité invraisemblable, ou bien vraisemblable…).

Jane Birkin m’a proposé des poèmes de Prévert, et notamment Les feuilles mortes, et le texte de La chanson de Prévert de Serge Gainsbourg qui s’en est inspiré, avec d’autres textes de ses chansons déchirantes. Je flottais, je me perdais et retrouvais dans sa voix et les tourbillons de ces poèmes, qui parlaient de distance, de séparation, de fin, de mort et de recommencement. Il y avait la vie, toute entière. À la fin de sa lecture, nous avons parlé, de notre présent, du confinement réciproque. Quand nous nous sommes saluées, c’était comme si la pesanteur avait été retirée de mon corps et la lumière déjà intense éclatait dans mon appartement. Ce n’était pas qu’une voix qui s’était présentée au creux de mon oreille. Tout un univers artistique et humain s’était condensé dans cette voix si parlante. L’art, c’est ça aussi, c’est surtout ça.

Je remercie Jane Birkin pour sa générosité et son indicible sensibilité. Je remercie Wajdi Mouawad et toute l‘équipe de La Colline pour m’avoir permis de faire encore expérience d’un art vivant et d’un moment de vie exceptionnel pour toujours.

 

Jane Birkin & Charlotte Gainsbourg live – 
La Chanson de Prévert, 2 avril 2017

 

©Simona Polvani, 6 mai 2020

Il n’y a plus. Il y avait jusqu’à avant hier. Il a été détaché, et donc effacé-
Il était un tag, sur le mur de Rue de Gramme, je le voyais en passant, tous les jours, je relevais le regard, et j’étais surprise, je pointais mes yeux sur Gramme, les faisais glisser de coté, pour me faire re-surprendre, et suspendre, en haut, le souffle à trois mètres d’hauteur, moi, étirée, et mes neurones, ceux du sourire, ceux enfin de la peur, ceux des pieds et des jambes, prêts à sauter, à se lever en l’air. Je voulais toutes les fois le photographier, mais non, je n’y suis pas arrivée.

“A CROIRE QUE J’AI INVENTÉ L’AMOUR” *******

À croire que j’ai inventé l’amour.
Il n’y a plus. Un mur gris et bâclé, maintenant, et les yeux bien à hauteur d’homme. Plus du ciel.




 

Non c’è. Più. C’era fino a ieri. Lo hanno staccato, cancellato-

C’era un tag, sul muro di Rue de Gramme, lo vedevo passando, tutti i giorni, alzavo lo sguardo, e restavo sorpresa, puntavo gli occhi su Gramme, li facevo scivolare di lato, per farmi sorprendere di nuovo, e sospendere, in alto, col respiro a tre metri di altezza, allungata, e i neuroni, quelli del sorriso, e persino della paura, quelli che controllano piedi e gambe, pronti a saltare, a levarsi in aria. Ogni volta volevo fotografarlo. Non ci sono riuscita.

“A CROIRE QUE J’AI INVENTÉ L’AMOUR  ******

"POSSIBILE CHE IO ABBIA INVENTATO L’AMORE”

 

Non c’è più. Solo un muro grigio e slabbrato, adesso, e gli occhi ad altezza d’uomo. Non del cielo.


Rue de Gramme, 75015 Paris

par SIMONA POLVANI 

Traduit de l’italien par Simona Polvani et Maria Cristina Mastrangeli
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« Un danseur ne devrait pas danser, il devrait être dansé ». Les mots d’Endo Tadashi, danseur, élève de Ōno Kazuo, résument parfaitement la philosophie de la danse butō.

Le concept d’« être dansé » plutôt que « de danser » renvoie à l’abandon du corps, à la manifestation du mouvement né dans les profondeurs, instinctif, émotif, naturel, et pour cela nécessaire, devant lequel le processus décisionnel et la raison, qui le préside, sont relégués au deuxième plan. C’est dans l’abandon du rationnel que l’improvisation trouve l’espace nécessaire, en tant que composition instantanée et libération des codes. Si cette pratique est l’une des caractéristiques du performatif contemporain lato sensu, de la performance proprement dite au théâtre, de la danse à la musique, elle est la pierre angulaire du butō.

Il m’a été donné de vivre l’expérience de l’idéal sublime du « danseur dansé » en découvrant la danse butō du Japonais Masaki Iwana dans la performance PH 27-80 : Musiques Utopiques en clôture de l’édition 2015 du Festival En chair et en son Rencontres de la danse butō et de la musique acousmatique, au Cube-Centre de création numérique d’Issy Les Moulineaux.

La recherche sur les connexions existantes entre butō et musique acousmatique, s’est articulée autour de deux axes : théorique à travers des séminaires et colloques et artistique à travers vingt-quatre performances nées de rencontres entre compositeurs contemporains de musique acousmatique et danseurs butō, occidentaux et japonais, qui ont dansé à l’intérieur d’un « acousmonium » (ou orchestre de haut-parleurs).

Si les résultats étaient inégaux, la rencontre entre le danseur Masaki Iwana et le compositeur Denis Dufour s’est révélée particulièrement heureuse.

Pour leur performance, Denis Dufour a choisi sa pièce Musiques utopiques, troisième mouvement de l’œuvre PH 27-80 (2008, durée 32’14) créée à l’occasion du quatre-vingtième de Pierre Henry (né en 1927), pionnier de la musique concrète.

PH 27-80, créée à partir de quatre-vingt sons et de brèves séquences tirées de vingt-sept œuvres de Pierre Henry – d’où le titre – compose un univers de sons syncopés, percutants, qui se répètent dans un cycle à l’intérieur duquel opèrent variations sonores et vocales, dans un crescendo hypnotique, chamanique et rituel.

Dans cet univers sonore circulaire – rendu possible par la direction enveloppante du son diffusé par l’acousmonium – surgit Masaki Iwana. Comme souvent en danse butō, à l’exception de son sexe dissimulé, son corps est nu. Un fil très fin se devine sur ses hanches. Toutefois, au regard de la tradition, sa nudité paraît encore plus « nue », car elle n’est pas « neutralisée » par la peinture blanche avec laquelle les danseurs butō s’enduisent le corps. Son visage est en partie recouvert par de très longs cheveux noirs – il le restera pendant presque toute la performance – ainsi que par un petit masque blanc qui dissimule le nez et la bouche, tel que le portent beaucoup d’Orientaux et de Japonais en particulier, contre la pollution.

 

Dans la pénombre de la scène, dessinée par un cercle de lumière blafarde, la danse de Masaki Iwana commence au sol, dans une position fœtale. Avec des mouvements syncopés, le fœtus s’ouvre, gagne la posture verticale. Commence ainsi une lutte fiévreuse de tout son corps contre la gravité : en état d’extension constante, pieds tendus sur les demi-pointes tremblantes, bassin déplacé en avant, tête renversée et dos courbé en arrière, les bras qui se balancent en avant, puis en haut, s’allongent comme à toucher un ciel imaginaire. Le corps entier est un arc, parcouru par un mouvement saccadé qui devient sanglot, secousse, puis vague, toujours sinueux et tendu. Chaque muscle est contracté, sans répit. Une énergie magmatique irradie de chaque recoin du corps, des cheveux en bataille aux phalanges des doigts, des yeux cachés à la bouche dont on devine la respiration. La danse que nous propose Masaki Iwana est un déséquilibre perpétuel, une poussée, une propulsion, une tension vers l’immobilité par un mouvement fébrile, incessant, entre la lumière et l’ombre – le performeur se place souvent à la limite du cercle de lumière. C’est une conquête de la verticalité, une venue au monde chamanique, une origine, un cycle, une démesure, dans un corps qui se transcende, dépasse la matière pour disparaître enfin. Nous ne voyons plus le corps d’un homme, mais un mouvement incessant, une énergie sans fin, l’extase de la création et la fusion des formes plongées dans la musique, la respiration, le spasme du premier souffle.

masaki-iwana-en-chair-et-en-son-foto-fabrice-pairault-2Nous sommes désormais accoutumés à la nudité, malgré cela, chaque fois qu’elle est proposée sur la scène, je m’efforce de ne pas éluder la question : pourquoi ? Dans l’expérience du corps dansé de Masaki Iwana, la nudité a rendu raison à elle-même, comme une évidence, affirmant sa nécessité esthétique et ontologique. Dans le mouvement qui s’auto-génère, dans la tension spasmodique et dans la présence de chaque partie du corps, à elle-même –tous ceux-ci étant des principes constitutifs du butō – seul le nu permet au corps de laisser percevoir son dernier souffle, le spasme de sa vitalité irréductible en lutte contre la caducité de la matière. Nous sommes nus devant la vie comme nous sommes nus devant la mort.


Aujourd’hui, Masaki Iwana est un des danseurs de butō les plus appréciés au Japon et sur la scène internationale. Depuis 1975, année où il débute sa carrière de danseur, il s’est produit dans plus de cent-cinquante performances.


Images: Masaki Iwana, PH 27-80: Musiques Utopiques, photo de Fabrice Pairault, 2015.




La version en italien de cet article, intitulée Masaki Iwana. Il danzatore danzato dal butō est parue dans la revue italienne en ligne PAC – Magazine di Arte & Culture, le 9 novembre 2015. https://paneacquaculture.net/tag/masaki-iwana/

corpsdessinant_evenementielwebChers tous, amies et amis,

c'est avec enthousiasme que je vous invite à découvrir 
les "deux jours" de performance  CORPS DESSINANT 
que l'équipe EsPAS/Esthétique de la performance et des arts de la scène, 
dont je fais partie, a organisé au Musée des Arts et Métiers de Paris 
le 3 et 4 décembre, 
dans la cadre de l'exposition Machine à dessiner.


En tant que poétesse et/ou performeuse 
je participerai aux performances 
DisorientADN et Quelque chose est en train de se passer.

 

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DISORIENT 
vidéo installation et performance

de Ludivine Allegue et Valentina Lacmanović 
avec la contribution de Frédéric Mathevet et Simona Polvani

J’ai été invitée par Ludivine Allegue sur la première partie de la vidéo-installation et de la performance. J’ai écrit pour l’occasion un poème, qui est devenu matériau sonore à travers ma voix et la musique créée par Frédéric Mathevet, et que je mets en mouvement, inspirée notamment par le butō.

samedi 3 décembre, 14h45-15h45 
dimanche 4 décembre, 16h30-17h30 (avec ma mise en mouvement)
Église, Abside, salle du Pendule de Foucault – RDC

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ADN / DNA
live performance

de Romina De Novellis

performers
Alessandra Cristiani
Simona Polvani
Roddy Laroche Samsonoff
Thérèse Vu Xuan

samedi 3 décembre, 13h30-16h30, Atelier Énergie, 1° étage du Musée

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QUELQUE CHOSE EST EN TRAIN DE SE PASSER
Performance pour 12 danseuses et un public étendu

de Mélanie Perrier

Avec Marie BarbottinDoria Belanger, Camille Cau, Laurie GiordanoSusy ChetteauClaire MalchrowiczColine JoufflineauJune AllenSimona PolvaniKeiko Abe PotierAnnie Belet
dimanche 4 décembre 15h15-16h30, sur tout le 1° étage du Musée et jusqu’à l’escalier d’honneur

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Musée des Arts et Métiers
60, Rue Réaumur
75003 PARIS
*Dimanche 4 décembre entrée libre

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Pour en savoir plus  RDV sur les pages de l’équipe EsPAS et  du Musée des arts et métiers

http://www.institut-acte.cnrs.fr/espas/2016/11/14/le-corps-dessinant/

http://www.arts-et-metiers.net/musee/corps-dessinant

Le lien vers l’événement
https://www.facebook.com/events/1831320423770107/

Suivez les coulisses de l’exposition et partagez vos impressions avec la hashtag #Corpsdessinant sur les réseaux sociaux.

*En complément de ce week-end, une journée d’étude Geste et corps dessinant : un enjeu entre art et technique est programmée le mardi 6 décembre 2016.

J’espère que vous viendrez assister/participer/respirer/dessiner avec vos corps.

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A voir, voir - écouter, écouter 

sur la migration, l’attachement, l’accueil,

 la violence de la solitude face au monde, où comment.

 

Le 29 mai dernier j’ai participé à la performance “Autour de l’Attachement”, par Hantu (Weber+Delsaux), à Place de la Chapelle à Paris, en soutien aux jeunes migrants et mineurs isolés avec la participation de Manon Burg, Maria Clark, Lina Do Carmo, Abelle Halo, Max Kaario, Jeanne Laurent, Valentin Pirollo, Simona Polvani (moi-même), Fulya Poyraz, Stella Goldschmidt, Mathilde Tondat, Xecon Uddén, Eun Young Lee.

Cette performance a eu lieu grâce à 350 exemplaires de “l’Attachement” de Pascale Weber (Ed. Al Dante) présentant un défaut de fabrication et autrement voués au pilon.


Voici la vidéo  “L’attachement, Paris, la jungle”, mai-juillet 2016, par Hantu (Weber+Delsaux), tournée à Calais dans la New-Jungle et à Paris lors de cette lecture-performance “Autour de l’Attachement” .
©hantu(weber+delsaux), 2016. www.hantu.fr



 

Quelques images de la performance à Place de la Chapelle – ©hantu(weber+delsaux)


Patrick Adams 2012

 

Agli Champs-de-Mars

Mi piace stare

Su quella panca di pietra

Mutilata

È senza metà

Come me

 

Il corvo mi parla

Dall’erba

Fuggendomi

Con gli occhi rapaci

Ma salta

E non vola


 

 

Testo: Simona Polvani, Parigi, 22 ottobre 2015

Immagine: Patrick J. Adams

 

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Chers tous / Cari tutti,
je parteciperai à la performance / parteciperò alla performance

PASSAGE – UNE MARCHE RALENTIE
Performance collective avec les élèves de cours de Butō de Laura Oriol.

Performeurs: Anna Gaïotti, Marlène Hélois, Aurélie Ruby, Simona Polvani, Sali El Jam, Mounia Belahcene, Rasha Zeid, Husain Alghajar, Rema Ahalnbwany, Issa Alissa

16h, samedi 31 octobre 2015

Le pont bleu, rue Riquet 18e / 19e arrondissement (celui qui traverse le chemin de fer de la Gare de l’Est), Paris

Durée : 2h environ

« Marcher lentement, simplement. Juste marcher. Réapprendre à marcher, à sentir chaque pas, son pied qui se déroule. Nous marchons pour retrouver nos appuis sur ce chemin, notre appui sur cette terre. Notre vie est un passage au travers de ce monde. Nous quittons peut-être tous un jour notre famille, notre pays, nos amours et enfin, notre corps. Où allons nous de ce pas? Comment accepter que nous sommes seulement de passage ? Comment ne pas résister au temps qui passe? Et quelle sera ma trace? La lenteur de la marche contribue à la renaissance du corps, nous revenons à notre corps qui est par habitude ignoré, abandonné. Il y a quelque chose de l’espace qui change, nous entrons dans une intemporalité. Un espace interne vient s’ouvrir, des mémoires profondes qui surgissent. Nous passons, comme nos ancêtres sont passés pour nous laisser place, comme nous laisserons place aux nouvelles générations, qui marcheront dans l’empreinte de nos mémoires ».  (Laura Oriol)

Image: Photo de la performance ‘Yield’ de Angela Newsham Redwood Vos) et Laura Oriol – Juillet 2014. Photographe: Jérôme Gaussein — a La Défense

[Parigi. Dalla mia finestra ad oblò, al settimo piano. 
La distesa degli Champs de Mars.
La Tour Eiffel, la punta avvolta nella nebbia.]

Le foglie degli alberi, mosse dal vento,

sono farfalle gialle

fuori stagione.

Palpito d’ali che non divorerà il cielo.

Parigi 28_10_2014

[Paris. Depuis ma fenêtre à hublot, au septième étage.
L’étendue des Champs de Mars. 
La Tour Eiffel, la pointe enveloppée pas la brume.]

Les feuilles des arbres, agitées par le vent,

sont des papillons jaunes

hors saison,

frémissement d’ailes qui ne dévorera pas le ciel.

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