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Gao Xingjian, encre de chine /inchiostro di china

 

Mon article Le troisième œil dans le théâtre de Gao Xingjian : esthétique d’une dramaturgie augmentée, consacré à la dramaturgie de Gao Xingjian, Prix Nobel de la Littérature, est paru dans “Itinera. Rivista di filosofia e di teoria delle arti”, revue publiée par l’Università degli Studi di Milano.

Voici le lien pour y accéder:  https://riviste.unimi.it/index.php/itinera/article/view/8735

 



Sul N. 13 (2017): Il teatro e i sensi. Teorie, estetiche e drammaturgie di  “Itinera. Rivista di filosofia e di teoria delle arti” (Ed. Università degli Studi di Milano) è stato pubblicato il mio articolo Le troisième œil dans le théâtre de Gao Xingjian : esthétique d’une dramaturgie augmentée, dedicato al teatro dell’artista Gao Xingjian, Premio Nobel per la Letteratura. 

Qui il link per potervi accedere: https://riviste.unimi.it/index.php/itinera/article/view/8735

 

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Il n’y a plus. Il y avait jusqu’à avant hier. Il a été détaché, et donc effacé-
Il était un tag, sur le mur de Rue de Gramme, je le voyais en passant, tous les jours, je relevais le regard, et j’étais surprise, je pointais mes yeux sur Gramme, les faisais glisser de coté, pour me faire re-surprendre, et suspendre, en haut, le souffle à trois mètres d’hauteur, moi, étirée, et mes neurones, ceux du sourire, ceux enfin de la peur, ceux des pieds et des jambes, prêts à sauter, à se lever en l’air. Je voulais toutes les fois le photographier, mais non, je n’y suis pas arrivée.

“A CROIRE QUE J’AI INVENTÉ L’AMOUR” *******

À croire que j’ai inventé l’amour.
Il n’y a plus. Un mur gris et bâclé, maintenant, et les yeux bien à hauteur d’homme. Plus du ciel.




 

Non c’è. Più. C’era fino a ieri. Lo hanno staccato, cancellato-

C’era un tag, sul muro di Rue de Gramme, lo vedevo passando, tutti i giorni, alzavo lo sguardo, e restavo sorpresa, puntavo gli occhi su Gramme, li facevo scivolare di lato, per farmi sorprendere di nuovo, e sospendere, in alto, col respiro a tre metri di altezza, allungata, e i neuroni, quelli del sorriso, e persino della paura, quelli che controllano piedi e gambe, pronti a saltare, a levarsi in aria. Ogni volta volevo fotografarlo. Non ci sono riuscita.

“A CROIRE QUE J’AI INVENTÉ L’AMOUR  ******

"POSSIBILE CHE IO ABBIA INVENTATO L’AMORE”

 

Non c’è più. Solo un muro grigio e slabbrato, adesso, e gli occhi ad altezza d’uomo. Non del cielo.


Rue de Gramme, 75015 Paris

par SIMONA POLVANI 

Traduit de l’italien par Simona Polvani et Maria Cristina Mastrangeli
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« Un danseur ne devrait pas danser, il devrait être dansé ». Les mots d’Endo Tadashi, danseur, élève de Ōno Kazuo, résument parfaitement la philosophie de la danse butō.

Le concept d’« être dansé » plutôt que « de danser » renvoie à l’abandon du corps, à la manifestation du mouvement né dans les profondeurs, instinctif, émotif, naturel, et pour cela nécessaire, devant lequel le processus décisionnel et la raison, qui le préside, sont relégués au deuxième plan. C’est dans l’abandon du rationnel que l’improvisation trouve l’espace nécessaire, en tant que composition instantanée et libération des codes. Si cette pratique est l’une des caractéristiques du performatif contemporain lato sensu, de la performance proprement dite au théâtre, de la danse à la musique, elle est la pierre angulaire du butō.

Il m’a été donné de vivre l’expérience de l’idéal sublime du « danseur dansé » en découvrant la danse butō du Japonais Masaki Iwana dans la performance PH 27-80 : Musiques Utopiques en clôture de l’édition 2015 du Festival En chair et en son Rencontres de la danse butō et de la musique acousmatique, au Cube-Centre de création numérique d’Issy Les Moulineaux.

La recherche sur les connexions existantes entre butō et musique acousmatique, s’est articulée autour de deux axes : théorique à travers des séminaires et colloques et artistique à travers vingt-quatre performances nées de rencontres entre compositeurs contemporains de musique acousmatique et danseurs butō, occidentaux et japonais, qui ont dansé à l’intérieur d’un « acousmonium » (ou orchestre de haut-parleurs).

Si les résultats étaient inégaux, la rencontre entre le danseur Masaki Iwana et le compositeur Denis Dufour s’est révélée particulièrement heureuse.

Pour leur performance, Denis Dufour a choisi sa pièce Musiques utopiques, troisième mouvement de l’œuvre PH 27-80 (2008, durée 32’14) créée à l’occasion du quatre-vingtième de Pierre Henry (né en 1927), pionnier de la musique concrète.

PH 27-80, créée à partir de quatre-vingt sons et de brèves séquences tirées de vingt-sept œuvres de Pierre Henry – d’où le titre – compose un univers de sons syncopés, percutants, qui se répètent dans un cycle à l’intérieur duquel opèrent variations sonores et vocales, dans un crescendo hypnotique, chamanique et rituel.

Dans cet univers sonore circulaire – rendu possible par la direction enveloppante du son diffusé par l’acousmonium – surgit Masaki Iwana. Comme souvent en danse butō, à l’exception de son sexe dissimulé, son corps est nu. Un fil très fin se devine sur ses hanches. Toutefois, au regard de la tradition, sa nudité paraît encore plus « nue », car elle n’est pas « neutralisée » par la peinture blanche avec laquelle les danseurs butō s’enduisent le corps. Son visage est en partie recouvert par de très longs cheveux noirs – il le restera pendant presque toute la performance – ainsi que par un petit masque blanc qui dissimule le nez et la bouche, tel que le portent beaucoup d’Orientaux et de Japonais en particulier, contre la pollution.

 

Dans la pénombre de la scène, dessinée par un cercle de lumière blafarde, la danse de Masaki Iwana commence au sol, dans une position fœtale. Avec des mouvements syncopés, le fœtus s’ouvre, gagne la posture verticale. Commence ainsi une lutte fiévreuse de tout son corps contre la gravité : en état d’extension constante, pieds tendus sur les demi-pointes tremblantes, bassin déplacé en avant, tête renversée et dos courbé en arrière, les bras qui se balancent en avant, puis en haut, s’allongent comme à toucher un ciel imaginaire. Le corps entier est un arc, parcouru par un mouvement saccadé qui devient sanglot, secousse, puis vague, toujours sinueux et tendu. Chaque muscle est contracté, sans répit. Une énergie magmatique irradie de chaque recoin du corps, des cheveux en bataille aux phalanges des doigts, des yeux cachés à la bouche dont on devine la respiration. La danse que nous propose Masaki Iwana est un déséquilibre perpétuel, une poussée, une propulsion, une tension vers l’immobilité par un mouvement fébrile, incessant, entre la lumière et l’ombre – le performeur se place souvent à la limite du cercle de lumière. C’est une conquête de la verticalité, une venue au monde chamanique, une origine, un cycle, une démesure, dans un corps qui se transcende, dépasse la matière pour disparaître enfin. Nous ne voyons plus le corps d’un homme, mais un mouvement incessant, une énergie sans fin, l’extase de la création et la fusion des formes plongées dans la musique, la respiration, le spasme du premier souffle.

masaki-iwana-en-chair-et-en-son-foto-fabrice-pairault-2Nous sommes désormais accoutumés à la nudité, malgré cela, chaque fois qu’elle est proposée sur la scène, je m’efforce de ne pas éluder la question : pourquoi ? Dans l’expérience du corps dansé de Masaki Iwana, la nudité a rendu raison à elle-même, comme une évidence, affirmant sa nécessité esthétique et ontologique. Dans le mouvement qui s’auto-génère, dans la tension spasmodique et dans la présence de chaque partie du corps, à elle-même –tous ceux-ci étant des principes constitutifs du butō – seul le nu permet au corps de laisser percevoir son dernier souffle, le spasme de sa vitalité irréductible en lutte contre la caducité de la matière. Nous sommes nus devant la vie comme nous sommes nus devant la mort.


Aujourd’hui, Masaki Iwana est un des danseurs de butō les plus appréciés au Japon et sur la scène internationale. Depuis 1975, année où il débute sa carrière de danseur, il s’est produit dans plus de cent-cinquante performances.


Images: Masaki Iwana, PH 27-80: Musiques Utopiques, photo de Fabrice Pairault, 2015.




La version en italien de cet article, intitulée Masaki Iwana. Il danzatore danzato dal butō est parue dans la revue italienne en ligne PAC – Magazine di Arte & Culture, le 9 novembre 2015. https://paneacquaculture.net/tag/masaki-iwana/

fullsizeoutput_126eQualche scatto e una preview dalle prove 
della performance di poesia sonora PASSI / errare è umano, 
durante la residenza allo Château Éphémère-fabrique sonore 
et numérique a Carrières-sous-Poissy (Francia).


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Quelques clichés et une preview 
de la performance de poésie sonore PASSI / errare è umano, 
depuis les répétitions pendant la résidence 
au Château Éphémère - fabrique sonore et numérique 
a Carrières-sous-Poissy.


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PASSI / errare è umano
testi /textes Simona Polvani
musica /musique Damiano Meacci
performers Simona-Damiano

 

Link for VIDEO PREVIEW PASSI

 

 

 

testi-scorrimento

 

Notre résidence de création du projet de poésie sonore et performance PASSI / Errare è umano au Château Éphémère continue, jusqu’au 31 octobre. Jeudi 20 octobre 2016, pendant la soirée AFTERWORK #19, où le Château Éphémère ouvrira ses portes pour faire connaître les artistes résidentes au public, nous proposerons Pièce à Pas. 


AFTERWORK #19

Château Éphémère
470 avenue W. K. Vanderbilt
78955 Carrières-sous-Poissy

SIMONA POLVANI & DAMIANO MEACCI 

Pièce à Pas / installation sonore audio-visuelle

– 20h15, Grand Studio

Conception:  Simona Polvani et Damiano Meacci 

Texte: Simona Polvani / Musique:  Damiano Meacci

entrée libre

Pièce à pas est à la fois la présentation d’un processus de création et une installation audio-visuelle. Elle est réalisée à partir des pièces de poésie sonore s_suiteLe Pas de Lapin, cette dernière directement conçue en avril au Château Ephémère, et d’autres matériaux sonores et textuels, même à l’ « état brut », créés pour le projet PASSI/ERRARE È UMANO, objet de la résidence artistique de Simona Polvani et Damiano Meacci au Château Éphémère.

Le public est invité à rentrer dans la Pièce à pas et à faire expérience des pas tracés par la voix et la musique, dans le noir, percé par des résidus de textes, des poèmes en devenir.

PASSI / Errare è umano

Damiano Meacci, musicien électronique et Simona Polvani, auteur de formes poétiques et artiste performer se sont rencontrés dans le désir d’expérimenter la force expressive de la parole en tant que texte et voix dans son croisement avec la musique électronique. Ils sont à la recherche de l’interaction et de la transformation réciproque des matériaux textuels, sonores et musicaux. Ils se dirigent vers une dramaturgie fondée sur la présence et la vitalité.

Après avoir crées le poème sonore s_suite, ils travaillent pendant la résidence au Château Éphémère à la création de la performance sonore-poétique PASSI/Errare è umanoqui se propose de questionner l’acte de l’errance. Errer comme mouvement, élan originaire et vital, spatial et physique, intime et politique. Errare, qui veut dire aussi se tromper, mouvement à faux pas. Errer pour se perdre ou se retrouver, partir, migrer, pas nécessaire, profondément humain.


Pour infos sur  le programme de toute la soirée AFTERWORK #19: http://chateauephemere.org/afterwork-19-au-chateau/#

Pour infos sur l’accès au  Château Éphémère: http://chateauephemere.org/infos-pratiques/acces/

“Non l’ho mai fatto finora, intendo, di postare delle micro riflessioni. Il mio blog non è fatto per pensieri salvavita. Tuttavia, questa volta contraddico alla regola e condiviso un post che avevo pubblicato due anni fa, oggi, sulla mia pagina Fb. Lo faccio per me, per pro-memoria. Non è detto, però, che non possa essere utile a qualcun’altra/altro. “



 

Foto pesci

Spesso, quando ci accorgiamo che qualcosa non è adatta a noi, una situazione non ci rispecchia, un rapporto di amicizia o amore non è salutare o ci delude, un lavoro ci fa stare male, usiamo l’avverbio “purtroppo”, a marcare il dispiacere.
Dovremmo invece pensare “per fortuna”, riconoscendo l’importanza di aver avuto la capacità di sentire e capire che qualcosa non è soddisfacente per noi. Quel “per fortuna” è come una finestra con una nuova prospettiva, che ci permette di dare avvio a un cambiamento e di cercare o di essere disponibili a incontrare ciò che ci fa stare bene, consentendoci di evolverci verso una dimensione di noi stessi desiderata.

non la resa, ma l’abbandono, il piede dice, puntato /

è compasso, a tracciare

lo sconfinato perimetro

dell’essere

tu in me,
 dell’accadere, io, in te


Simona Polvani, 2012

 

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