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Piccole Forme

Salvatore, tu vois—vedi – 

(mentre guarda una fotografia che la macchina del tempo di Fb restituisce dal passato)
ci sono stati una volta compleanni condivisi 
dentro “i parlari nostri” sconfinati
candeline soffiate a meno di un metro 
e risate dimesse e fragorose

Il tempo del virus ci ha fatto regali perniciosi 

Il distanziamento sociale – espressione asociale – 

e l’impaurito sconfinamento – in cui i cavalli ombrosi dei piedi recalcitrano verso ogni dove scalciando 
impazziti nell’aria vuota – 


separano i corpi degli amici 


e oltre – scindono mente e corpo 

la prima resta 
desiderante 
della vita tutta che si crea insieme –
ai fratelli alle madri ai padri
agli amanti alle sorelle
agli amici
al genere umano ancora e forse per sempre sconosciuto –
della vita che si crea
corpo a corpo

tutta intera

©Simona Polvani, 26 mai 2020

 

1.

@SimonaPolvani2020 Vista da casa 8_04_2020

@2020 Simona Polvani – Vue du confinement, Paris, 08 avril 2020, horaire: 10:20:24.

 

Aujourd’hui c’est le jour 51 du confinement en France. J’ai lue cette chiffre dans des comptes des ami.es, car en réalité, je ne tiens pas le compte des jours qui passent. Je les sens couler, mais les compter, ça aurait signifié de donner encore plus de lourdeur à une expérience étrange, inédite, effrayante dont j’ignore la fin. Chaque jour, aurait été comme une goutte de la torture chinoise… Alors, je laisse défiler les jours, un après l’autre.
Je me suis concentrée sur ce que je pouvais faire même confinée. Je me suis faite aspirer par “le dedans” de mon deux pièces, où je pouvais respirer sans crainte, et en même temps j’ai recherché parfois discrètement, parfois avidement, tous les signes de vie humaine, animale, vegetale au delà de mes fenêtres.

Oeil rapace, oeil contemplatif.

Et par là, j’ai construit des nouveaux jours, cherchant tenacement ce qui était en mesure de me donner de la joie – ou au moins de limiter l’angoisse – et de lutter contre l’immobilité à laquelle le confinement paraît me condamner (nous condamner).

 

2.

 

 

©SimonaPolvani 2020 - Screenshot 3 video Danza confinata 23_03_2020

©2020 SimonaPolvani – Screenshot video Danza confinata, Paris, 23 mars 2020, horaire: 20:46:00

 

©SimonaPolvani 2020 - Screenshot 2 video Danza confinata 23_03_2020

©2020 SimonaPolvani – Screenshot video Danza confinata, Paris, 23 mars 2020, horaire: 20:46:00

©SimonaPolvani 2020 - Screenshot 1 video Danza confinata 23_03_2020

©2020 SimonaPolvani – Screenshot video Danza confinata, Paris, 23 mars 2020, horaire: 20:46:00

 

Je crois que le fait qu’au moment où le coronavirus a commencé à ravager notre monde, je venais à peine de terminer mon doctorat, a joué dans cette nécessité de chercher, même enfermée, de ne pas “perdre mon corps”. Car je sortais juste d’une longue période d’un different type de confinement et d’immobilité.
J’ai commencé d’abord à marcher dans mon appartement, à faire milles, deux milles, trois milles, jusqu’à sept milles pas, une fois.
Ensuite, j’ai retrouvé la danse que dans la dernière année et demi j’avais presque perdue. J’ai ainsi scandé ces nouveaux jours par des petits rituels de temps dansé grâce aux magnifiques enseignant.e.s, maîtresses et maîtres qui ont converti les ateliers en séance à distance: Antonella De Sarno, et sa danse sensible, Lorna Lawrie, Carey Jeffries, Atsushi Takenouchi avec leurs différentes approches du butō. J’ai commencé à pratiquer du pilates avec la grandiose Caroline Berger (biopilates).
Le dimanche après midi, depuis deux semaines, je voyage idéalement (et pourtant quel bonheur inattendu…) de chez moi à Paris en direction de New York pour participer aux séances de yoga Vinyasa et de méditation animées par Barbara Verrochi et Kristin Leigh auprès de The Shala Yoga House.

Ces séances, de danse, yoga, pilates, se sont toutes transformées dans un formidable moment de vie. Chaque visage des différent.e.s participant.e.s depuis plusieurs pays est ainsi devenu comme une fenêtre ouverte sur le monde. Ce monde, qui m’a semblé de plus en plus insaisissable et menaçant à l’extérieur, a trouvé son miroir rassurant, plein d’espoir, dans ces visages et la portion d’intime – celui de nos maisons et des pratiques somatiques et spirituelles qu’on partage. La “zoomisation” n’a pas signifié une “zombisation”.
L’écran, les live streams, les visioconférences, ne sont non plus pour moi q’un simple moyen de communication. Ils bâtissent, ils sont un véritable espace commun. Il ont fait/ créé “des communautés”.

 

3. 

Parmi les rituels – les passions – que je venais à peine de reprendre avant que le covid-19 nous enfermait, il y avait le théâtre, au sens d’aller voir des spectacles, pas juste de l’étudier. [Les derniers mois de rédaction de la thèse avaient affecté aussi la fréquentations des ces lieux magiques, à la fois réels et utopiques, hélas !]

Une fois confinée, bien qu’abonnée à plusieurs newsletters, peut-être parce que j’étais déjà “au jeune” , je ne me suis pas trop intéressée aux différentes initiatives organisées par les théâtres qui, tout à coup, se trouvaient privés de leurs saisons.
Mais hier matin, pour des recherches liées à un article que je suis en train d’écrire, je me suis rendue sur le site de La Colline – Théâtre National (auquel d’ailleurs, j’ai été abonnée dans les deux dernières saisons).
Mon attention a été attirée par Au creux de l’oreille, que ce théâtre a lancé expressément pour ce confinement, réunissant 200 artistes amis de La Colline, qui offrent au téléphone des lectures de poésie, de théâtre, de littérature, de musique, “pour quelques minutes ou plus”… Il s’agit d’une initiative gratuite et ses artistes se sont tous portés benevoles.
Je me suis inscrite, animée par une certaine curiosité de “retrouver du théâtre”, ou une de ses textures, grâce à la présence de ces êtres mystérieux et fascinants qui sont pour moi les artistes de la scène. J’avoue que je ne m’étais pas plongée sur la longue liste des noms des artistes impliqué.e.s dans ce projet. Ce qui m’intéressais étant le plaisir de pouvoir faire cette nouvelle expérience, d’un théâtre qui vient chez moi, d’un théâtre qui ne se voit pas. Et qui est pourtant vivant, par une présence d’un corps-voix, d’un être voix: c’est ce que je pouvais imaginer.

Mon appel était prévu dans le créneau de 16h à 17h.
À 16h pile mon portable a sonné. Quand j’ai décroché, une voix douce m’a dit bonjour et demandé si j’étais Simona. Elle a ajouté qu’elle appelait pour le théâtre de la Colline. Ensuite, elle s’est présentée: “Je suis JANE BIRKIN“.
Une vague d’émotion m’a saisie. J’ai même pensé, que comme il s’agissait du théâtre, peut-être que non, que la personne qui était en train de me parler, n’était pas JANE BIRKIN, mais qu’il devait avoir eu une pièce (que j’ignorais!) où un personnage était Jane Birkin, et que là, on était en train de me proposer une partie de cette pièce (le cerveau face à l’extraordinaire trouve toutes les raisons pour rendre la réalité invraisemblable, ou bien vraisemblable…).

Jane Birkin m’a proposé des poèmes de Prévert, et notamment Les feuilles mortes, et le texte de La chanson de Prévert de Serge Gainsbourg qui s’en est inspiré, avec d’autres textes de ses chansons déchirantes. Je flottais, je me perdais et retrouvais dans sa voix et les tourbillons de ces poèmes, qui parlaient de distance, de séparation, de fin, de mort et de recommencement. Il y avait la vie, toute entière. À la fin de sa lecture, nous avons parlé, de notre présent, du confinement réciproque. Quand nous nous sommes saluées, c’était comme si la pesanteur avait été retirée de mon corps et la lumière déjà intense éclatait dans mon appartement. Ce n’était pas qu’une voix qui s’était présentée au creux de mon oreille. Tout un univers artistique et humain s’était condensé dans cette voix si parlante. L’art, c’est ça aussi, c’est surtout ça.

Je remercie Jane Birkin pour sa générosité et son indicible sensibilité. Je remercie Wajdi Mouawad et toute l‘équipe de La Colline pour m’avoir permis de faire encore expérience d’un art vivant et d’un moment de vie exceptionnel pour toujours.

 

Jane Birkin & Charlotte Gainsbourg live – 
La Chanson de Prévert, 2 avril 2017

 

©Simona Polvani, 6 mai 2020

Vedi le nuvole in volo
– gli occhi appannati
Pensi – strane evocazioni vaporose –
Alle strie – chiamarsi anche connessioni –
D’amicizie vivaci
Le distanze incommensurabili
Non tengono quando un’apparizione
Invita i volti prediletti
Quel cirro che piacerebbe
A L
inda
L’occhio di vapore nel cielo
Come in quell’inchiostro a china di Gao
La curiosità all’orizzonte
C
ristina in ebollizione
Il nodo di brace infuocata laggiù
Nel fondo – catalizzatore di dubbi e cuore
Cyril inarrivabile
E la nebbia liscia e opaca
Tu, malinconica,
Da attraversare
in cerca degli aranci e dei rosa
Prima che la notte piombi a picco
Senza tregua

(5 giugno 2018)

È poesia che si disfa

La mia

Tra dita

Quale prodigio

Il balenare

Di braccia e braccia

Nell’acqua

Che s’incrina

E l’allontanarsi

Nel moto infinito

Che non fa ritorno

Sulla piega delle labbra

Gorgoglii a frotte

E l’impeto dell’addio

Quello – ciclico

Resta – rotto

Nell’intercapedine

Del tempo

tra me

e l’aria

(Per Cyril, 30 gennaio 2017)

Il n’y a plus. Il y avait jusqu’à avant hier. Il a été détaché, et donc effacé-
Il était un tag, sur le mur de Rue de Gramme, je le voyais en passant, tous les jours, je relevais le regard, et j’étais surprise, je pointais mes yeux sur Gramme, les faisais glisser de coté, pour me faire re-surprendre, et suspendre, en haut, le souffle à trois mètres d’hauteur, moi, étirée, et mes neurones, ceux du sourire, ceux enfin de la peur, ceux des pieds et des jambes, prêts à sauter, à se lever en l’air. Je voulais toutes les fois le photographier, mais non, je n’y suis pas arrivée.

“A CROIRE QUE J’AI INVENTÉ L’AMOUR” *******

À croire que j’ai inventé l’amour.
Il n’y a plus. Un mur gris et bâclé, maintenant, et les yeux bien à hauteur d’homme. Plus du ciel.




 

Non c’è. Più. C’era fino a ieri. Lo hanno staccato, cancellato-

C’era un tag, sul muro di Rue de Gramme, lo vedevo passando, tutti i giorni, alzavo lo sguardo, e restavo sorpresa, puntavo gli occhi su Gramme, li facevo scivolare di lato, per farmi sorprendere di nuovo, e sospendere, in alto, col respiro a tre metri di altezza, allungata, e i neuroni, quelli del sorriso, e persino della paura, quelli che controllano piedi e gambe, pronti a saltare, a levarsi in aria. Ogni volta volevo fotografarlo. Non ci sono riuscita.

“A CROIRE QUE J’AI INVENTÉ L’AMOUR  ******

"POSSIBILE CHE IO ABBIA INVENTATO L’AMORE”

 

Non c’è più. Solo un muro grigio e slabbrato, adesso, e gli occhi ad altezza d’uomo. Non del cielo.


Rue de Gramme, 75015 Paris

fullsizeoutput_126eQualche scatto e una preview dalle prove 
della performance di poesia sonora PASSI / errare è umano, 
durante la residenza allo Château Éphémère-fabrique sonore 
et numérique a Carrières-sous-Poissy (Francia).


fullsizeoutput_126f
Quelques clichés et une preview 
de la performance de poésie sonore PASSI / errare è umano, 
depuis les répétitions pendant la résidence 
au Château Éphémère - fabrique sonore et numérique 
a Carrières-sous-Poissy.


//////

PASSI / errare è umano
testi /textes Simona Polvani
musica /musique Damiano Meacci
performers Simona-Damiano

 

Link for VIDEO PREVIEW PASSI

 

 

 

testi-scorrimento

 

Notre résidence de création du projet de poésie sonore et performance PASSI / Errare è umano au Château Éphémère continue, jusqu’au 31 octobre. Jeudi 20 octobre 2016, pendant la soirée AFTERWORK #19, où le Château Éphémère ouvrira ses portes pour faire connaître les artistes résidentes au public, nous proposerons Pièce à Pas. 


AFTERWORK #19

Château Éphémère
470 avenue W. K. Vanderbilt
78955 Carrières-sous-Poissy

SIMONA POLVANI & DAMIANO MEACCI 

Pièce à Pas / installation sonore audio-visuelle

– 20h15, Grand Studio

Conception:  Simona Polvani et Damiano Meacci 

Texte: Simona Polvani / Musique:  Damiano Meacci

entrée libre

Pièce à pas est à la fois la présentation d’un processus de création et une installation audio-visuelle. Elle est réalisée à partir des pièces de poésie sonore s_suiteLe Pas de Lapin, cette dernière directement conçue en avril au Château Ephémère, et d’autres matériaux sonores et textuels, même à l’ « état brut », créés pour le projet PASSI/ERRARE È UMANO, objet de la résidence artistique de Simona Polvani et Damiano Meacci au Château Éphémère.

Le public est invité à rentrer dans la Pièce à pas et à faire expérience des pas tracés par la voix et la musique, dans le noir, percé par des résidus de textes, des poèmes en devenir.

PASSI / Errare è umano

Damiano Meacci, musicien électronique et Simona Polvani, auteur de formes poétiques et artiste performer se sont rencontrés dans le désir d’expérimenter la force expressive de la parole en tant que texte et voix dans son croisement avec la musique électronique. Ils sont à la recherche de l’interaction et de la transformation réciproque des matériaux textuels, sonores et musicaux. Ils se dirigent vers une dramaturgie fondée sur la présence et la vitalité.

Après avoir crées le poème sonore s_suite, ils travaillent pendant la résidence au Château Éphémère à la création de la performance sonore-poétique PASSI/Errare è umanoqui se propose de questionner l’acte de l’errance. Errer comme mouvement, élan originaire et vital, spatial et physique, intime et politique. Errare, qui veut dire aussi se tromper, mouvement à faux pas. Errer pour se perdre ou se retrouver, partir, migrer, pas nécessaire, profondément humain.


Pour infos sur  le programme de toute la soirée AFTERWORK #19: http://chateauephemere.org/afterwork-19-au-chateau/#

Pour infos sur l’accès au  Château Éphémère: http://chateauephemere.org/infos-pratiques/acces/



Un passo

Dopo

Un passo dopo

L’altro

Passo (a) passo

Creo

Il cammino

Apro il varco

                                                                        Sensibile nell’aria che fischia

Respiro il passaggio

Creo

dissolvo

Il passo

Traccia di folle

In ascolto di voci

                                                                                          Il vento? Le foglie a strati? I rami timidi lontani? Il nucleo del sole? I traumi degli avi. I miei. Il rimbombo ottuso delle guerre. La scintilla del fuoco. Tu lontano. Perduto. Smarrito come il sentiero di casa. E le domande dalle labbra cucite. L’urlo nel petto squarciato.

Le fulminee felicità?

Tutto impresso e tramandato

 Nelle memoria elicoidale

Mi faccio silente

Spalanco il cuore. Muta. Sorrido al piede.

È ancora il mio?

Una scia preme alla porta

Delle scapole

Me prima di me, altri

Eppure me

Fecondi e sterili, altri, feconda e sterile me

La folla di folli

Di vita

Piedi che

Mille e mille

Calcando

La terra fragilmente

Passaste

Marcando l’impronta

Di sangue saliva sperma

Carne in lotta e rivolta

Terra rivoltata

Attraversatemi ora

Ho aperto il fianco

Sibilo d’erba verde

Piede di terra

Piede di cielo

Passate

Ad ogni passo

Alla terra lascio

Dalla terra colgo

Piedi di semi

Domani fiori




Simona Polvani

Testo scritto per la performance di marcia Butō Passage e affisso sul muro del Pont Bleu a Rue Riquet, Parigi

Parigi, 31 ottobre 2015

 

Horizon. 2014 © Guido Mencari www.gmencari.com


S’entrouvrent les nids

d’ oiseaux imaginaires

d’emblée ils ouvrent

les ailes

ils sont tantôt

au-dessus de ma tête

tantôt

au-dessus de l’océan grossi

par les larmes

strié par les traces

de l’espoir retenu

avec les dents

 

Vole sans peine

gonflé d’air saumâtre

toi, la seule merveille

que montre du doigt l’enfant

pendant la traversée

 




Poème: Simona Polvani, Agliana, 2015

Traduction : Rossana Jemma, 2016

Image: Horizon. 2014 © Guido Mencari www.gmencari.com

 

 

Torno e ne faccio il periplo

Ritorno in luoghi frequentati

Una stagione

Torno in luoghi cari

È periplo di castello ancora

Come fu allora.

 

Cumuli

Di terra scavata

Pieni di buche

Sono le tane dei conigli

Che abitano questo territorio

 

Avere la corsa del coniglio sotto i piedi

Scappare quando c’è da scappare e non restare paralizzati come il cervo a guardare la propria fine venire sotto il colpo del fucile

Essere bestia e uomo

Convocare l’istinto primordiale

Ma per adesso il passo è solo

Camminare lungo il sentiero della recinzione

 

Il vento riempie le orecchie di rumori

Si gonfia di suoni questa landa all’apparenza silenziosa

Sono voci dall’aldilà fischiano ululano sussurrano

 

[“- Alice: Per quanto tempo è per sempre?

- Bianconiglio: A volte, solo un secondo.”]*

 

Non ti oppongo resistenza, vento

Divento arbusto albero fiore

Pendo paurosamente pendo

Verso la recinzione

Temo lo schianto

Una folata

Mi respinge indietro

 

Mi contorce e preme, il vento

Ormai segmentato il corpo

I mie rami piegati da una parte

Mi distrae il rombo di un aeroplano

Che altri porta lontano – Dove?

E un uccello solitario che opposto vola

 

Solo io dalle radici fragili rimango

I sensi intrappolati

Dal coniglio

Che ancora corre

Tutto cambia al muoversi

Di una nuvola

Sole irresistibile agli occhi

Ombra

 


Simona Polvani

(Testo per la déambulation sonore site specific “Le Pas du Lapin”, con Damiano Meacci, residenza di creazione, Château Éphémère, Carrières-sous-Poissy, 16-21 aprile 2016)
* Citazione da “Alice nel paese delle meraviglie” di Lewis Carroll




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